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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 16:24

Biographies d’auteurs

 

Montesquieu

 

Né au château de la Brède, au sud de Bordeaux, en janvier 1689, Charles-Louis de Secondat, qui sera baron de la Brède et de Montesquieu, appartient à la noblesse de robe. Fils de magistrat, il devient lui-même conseiller en 1714 puis président à mortier au parlement de Guyenne en 1716 après avoir suivi de solides études de droit.

Le succès des Lettres Persanes publié anonymement en 1721 à Amsterdam lui ouvrira l’accès des plus grands salons parisiens.

Il découvre l’Europe de 1728 à 1731, notamment les mœurs politiques. Il sera lui-même théoricien du libéralisme, défenseur de la liberté et du parlementarisme.

En Octobre 1748, De l’esprit des lois paraît à Genève et tandis que sa vision baisse et son état se détériore, il poursuit son travail avec la Défense de l’Esprit des Lois (1750) avant de mourir à Paris le 10 février 1755.

 

Voltaire

 

Né à Paris en 1694, François-Marie Arouet, fils d’un notaire gardera de ses origines le sens des affaires et l’ambition d’égaler les nobles. Il reçu des études classiques, mènera avec négligence des études de droit et se passionnera très tôt pour la poésie.

En 1717, à la suite de l’écriture de plusieurs textes satiriques contre le Régent, il est embastillé. Il écrira lors de sa captivité une tragédie, Œdipe (1718), et un poème La Ligue (1723) qui lui vaudront sa célébrité. Il a alors 24 ans lorsqu’il prend pour nom Voltaire. En 1726, une violente dispute avec le chevalier de Rohan l’envoie de nouveau à la bastille puis le fait s’exiler en Angleterre où, dans ce pays plus libertaire, il écrira la plupart de ses œuvres. Il terminera son apprentissage par une amère expérience ; celle du courtisan déçu qui tombe de désillusion en désillusion.

Alors qu’il a 70 ans, le « roi Voltaire » créateur du « déisme » va véritablement « civiliser » la région de Ferney près de la Suisse, où il s’était installé pour passer la frontière à la moindre alerte. Il meurt à Paris le 30 mai 1778 au sommet de la gloire.

 

Quelques œuvres : Œdipe et La Ligue (1718), Zaïre (1732), Lettres Anglaises (1734), Zadig (1747), Micromégas (1752), Essais sur les mœurs (1756), Poème sur le désastre de Lisbonne (1756), Candide (1759), Traité sur la tolérance à l’occasion de la mort de Jean Calas (1763)...

 

Diderot

 

Aîné d’une famille de sept enfants, Denis Diderot naquit à Langres en octobre 1713. Il passera une jeunesse bohème, tâtant de divers de métiers, ne mangeant pas à sa faim. Il se lie avec Rousseau et Grimm vers 1742.

En 1745, sa carrière philosophique commence avec de petits ouvrages (Pensées Philosophiques (1745) puis Addition aux pensées philosophiques (1770)) dont la dureté et le libertinisme de propos lui vaudra un emprisonnement au château de Vincennes (1749). Déiste puis matérialiste, il s’oriente vers un comportement plus prudent. En 1746, Le breton lui confie la rédaction de l’Encyclopédie (1746 – 1765) qui durera plus de 20 ans et pour lequel il fera appelle à ses amis philosophes. Il meurt à Paris le 30 Juillet 1784.

Quelques œuvres : L’Encyclopédie, Pensées Philosophiques, Le neveu de Rameau (1762)

Florian

 

Né en 1755 dans les Basses Cévennes au sein d’une famille noble de tradition militaire, Jean-Pierre Claris de Florian choisira cependant une carrière dans la littérature, soutenu et protégé par son oncle, le duc de Penthièvre. Petit neveu de Voltaire, il fut notamment connu et reconnu pour ses talents de fabulistes. Il entrera à l’académie française en 1788 mais quelques années plus tard, en 1794, il mourra suite à la captivité qu’il dut subir lors de la Révolution.

 

Citation : « Pour vivre heureux, vivons caché » Fables. De nombreux adages couramment utilisés viennent de cet auteur autrefois très connu mais maintenant beaucoup moins. Il serait pour beaucoup le second plus fameux fabuliste de l’histoire derrière La Fontaine.

 

Dumarsais

 

Né à Marseille en 1676, César Chesneau Dumarsais fut très tôt attiré par les livres. Elevé seul par sa mère, son enfance ne se fut pas dans le luxe. Il suivit des études de droits pour devenir en 1704 avocat avant de devenir précepteur dans diverses grandes familles. Il commence alors à publier quelques écrits qui ne lui permettent cependant pas de vivre. Connu pour être modéré et calme, il meurt dans la misère à Paris le 2 juin 1756. Qualifié par d’Alembert comme le « La Fontaine des philosophes », son œuvre notamment composé d’ouvrages sur l’éducation (Méthode raisonnée pour apprendre la langue latine) et sur la grammaire (Traité des Tropes) sera publié en sept volumes en 1797. Ami des philosophes, il participa grandement à l’élaboration de l’Encyclopédie en écrivant 149 articles. 

 

Tirso de Molina

 

Tirso de Molina (15831648), de son vrai nom Gabriel Téllez est un des grands auteurs de théâtre du siècle d’or espagnol. Il est notamment connu pour avoir écrit la première pièce de théâtre sur le personnage de Don Juan, avant Molière : El Burlador de Sevilla (1625). Auteur fécond avec 317 pièces à son actif, il fut accusé de corrompre les mœurs par des « pièces profanes ».

 

Albert Camus

 

Né en 1913 et mort en 1960, Camus est un écrivain complet qui a touché à tous les genres mis-à-part la poésie. Romancier du XXème siècle, notamment connu pour L’Etranger et La Peste, il reçu le prix Nobel de littérature en 1957.

 

Victor Hugo

 

Né à Besançon en 1802 et mort à Paris en 1885 (funérailles nationales), Victor Hugo domine le XIXème siècle par son génie. Chef de fil du romantisme dont la préface de Cromwell représente le manifeste, il est aussi un auteur complet (ayant écrit dans tous les genres) et un homme politique et écrivain engagé (député puis sénateur, il a dû s’exiler de 1851 à 1870 pour avoir prit parti contre Louis-Napoléon). Ayant eût une vie longue, il a vu disparaître les uns après les autres tout ses proches.

Citation : « La poésie, c’est tout ce qu’il y a d’intime dans tout » (1822).

 

 

 

Balzac 

 

Né à Tours en 1799 et mort à Paris en 1850, Honoré de Balzac est un romancier né pauvre qui gardera toute sa vie le vœu d’être riche, sans grand succès car il accumulera des dettes. Pour rembourser ces dernières, il écrit sans discontinuer (93 romans publiés). Auteur classé dans le réalisme, il créé le retour des personnages (plus de 1400 personnages inventés dont 300 reviennent régulièrement) et nommera son œuvre : la Comédie Humaine (son objectif étant de « faire concurrence à l’état-civil).

Œuvres : Les Chouans (1829), La Peau de Chagrin (1831), Le Père Goriot, Illusions Perdues...

 

Molière

 

Fils du tapisser du roi, Jean-Baptiste Poquelin est né à Paris en 1622, dans un milieu de bourgeoisie aisée. Censé hériter de la charge de son père, il choisi son avenir dans le théâtre malgré les nombreux préjugés en vigueur. Il choisi Molière comme pseudonyme et fonde la troupe de l’Illustre Théâtre avec l’actrice Madeleine Béjart. Partant de rien (emprisonnement pour dettes à ses débuts), il finit en 1658 par être protégé par Monsieur le frère du roi et donne régulièrement des représentations au Louvre et au Palais-Royal. Il meurt quelques heures après avoir représenté  le Malade Imaginaire en 1673.

Premier grand succès : Les précieuses ridicules (1659)

 

Rimbaud

 

Né à Charleville en 1854, Arthur Rimbaud se distingue par sa vivacité d’esprit et sa révolte contre le milieu familial, les convenances, la morale et la religion. Précoce, il commence à écrire en 1870 (16 ans). Attiré par Paris, il est invité par Verlaine à si rendre. Tout deux partiront en 1872 et mènerons une existence vagabonde qui tournera mal. Auteur prolifique, il cessera d’écrire en 1875 (21 ans) et entamera une carrière de négoce en Afrique. Il meurt en 1891 après s’être fait amputé d’une jambe pour cause de cancer au genou (37 ans).

 

 

Verlaine

 

Né à Metz en 1844, Paul Verlaine est un poète majeur du XIX° siècle d’inspiration parnassienne. De tempérament nostalgique,  il ressent le besoin de sentiments simples lorsqu’il s’éprend de Mathilde Mauté, une jeune fille de seize ans (1869). Mais l’idylle ne dure pas. Il rencontre Rimbaud et mène à ses côtés une existence vagabonde jusqu’au jour où il tire deux coups de revolver sur le poète, le blessant légèrement. En prison, il se tournera vers Dieu mais alcoolique depuis ses débuts poétiques, il continuera à maltraiter sa mère. Cette dernière meurt, il est seul. Il meurt lui-même en 1896, misérablement. Il reçu vers la fin de sa vie le titre de « Prince des poètes » et la reconnaissance de ses pairs.

 

Baudelaire

 

Né à Paris en 1821 et mort en aout 1867. Il se situe entre le Parnasse et le Symbolisme.

Orphelin de père à l’âge de six ans, il ne s’entendra pas avec son beau-père. Il fréquente la bohème littéraire de Paris et découvre des grands noms de la littérature à l’image de Leconte de Lisle... Un voyage en partance pour les Indes lui révélera l’exotisme. Mélancolique, il retourne très vite à Paris où il aura plusieurs relations avec Jeanne Duval (métisse), Marie Daubrun et Mme Sabatier. Il dépense son patrimoine, devient un critique d’art assez réputé, poursuit la poésie, traduit Edgar Allan Poe et restera marqué par les romantiques. Révolutionnaire en 1848, il aura la syphilis.

Œuvre majeure : Les Fleurs du Mal (1857), condamnées pour immoralité.

 

Mallarmé

 

Poète tourné vers l’hermétisme (raffinement, il traduit les choses en symboles et créé une poésie accessible qu’aux rares initiés), Stéphane Mallarmé (1842 – 1898) consacrera sa vie à la poésie. Poète mineur jusqu’en 1884, il sera après cette date considéré comme le maître de la jeune école symboliste.

Œuvres majeures : Les Fenêtres, L’Azur...

 

Vigny

 

Né à Loches en Touraine en 1797, Alfred de Vigny fut éduqué avec la fierté d’être noble et le sens de l’honneur. Appartenant à une famille de tradition militaire, il prépare l’école polytechnique avant d’être, durant la Restauration, fait sous-lieutenant. Sa carrière militaire se résumera à de nombreuses déceptions et à la morne existence des garnisons. Poète et dramaturge à succès, il est notamment connu pour avoir écrit Chatterton (1835), La Maison du Berger (1844)... Il vivra une fin de vie seul, renfermé dans son amertume. Il meurt d’un cancer à l’estomac en 1863.

 

Nerval

 

Né à Paris en 1808, Gérard de Nerval (de son vrai nom Gérard Labrunie) ne connaîtra pas sa mère. Elevé dans le Valois, il sera marqué par les paysage, les légendes et impressions de cette région. En 1836, il s’éprend d’une actrice, Jenny Colon, qui deviendra dans son œuvre Aurélie ou Aurélia (1853). Il s’intéresse à la mythologie, à l’ésotérie, à l’occulte et au surnaturel qu’il retraduit dans ses œuvres. Auteur sensible, il perd peu à peu la raison. En janvier 1855, on le retrouve pendu.

Œuvres : Traduction de Goethe (Faust...), Aurélia, Pandora, Les Chimères...

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Published by Ginnungagap - dans Mouvements et méthodes
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commentaires

machintrucbidul 13/04/2017 17:52

merci