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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 21:18



Né à Besançon en 1802, Victor Hugo occupe une place exceptionnelle dans l’histoire de nos lettres. Nommé « père des lettres » par ses contemporains, il domine le XIXème siècle par la durée de sa vie, de sa carrière, par la fécondité de son génie et la diversité de son œuvre. Il est le chef de fil du Romantisme, courant majeur du début de ce siècle et s’est illustré par des chefs d’œuvres comme Les Misérables, Les Contemplations, Les Châtiments et des actes : la bataille d’Hernani.

Les Contemplations est un recueil de poèmes écrit par Hugo après la mort de sa fille, Léopoldine. Ce texte en est un extrait. Il s’agit d’un poème à registre lyrique composé de 28 vers. L’auteur y témoigne son amour pour sa maîtresse, Juliette, alors qu’il est exilé à Guernesey.

Aussi peut-on se demander comment l’auteur s’y prend-il pour définir ses sentiments.

Nous verrons dans un premier temps ce texte comme un poème d’amour avant d’analyser le lyrisme de ce dernier.

 

I. Un poème d’amour

 

Ecrite par Victor Hugo à sa maîtresse Juliette, ce poème est une lettre d’amour. L’auteur y décrit une scène où sur l’île de Serk, il cueille une fleur pour l’offrir à son aimée. La présence des sentiments de l’auteur son présents en nombre important.

Dès le premier, on remarque que l’auteur se dévoile et dévoile la destinataire : « J’ai cueilli cette fleur pour toi sur la colline ». Victor Hugo parle ainsi à la première personne du singulier, il est le narrateur interne à l’histoire tandis que « toi » est mis pour Juliette, sa maîtresse. Vers le centre du poème, au vers 13, il reprend cette construction avec « J’ai cueilli cette fleur pour toi, ma bien aimée ». « toi » représente donc ma « bien-aimée » tandis que la juxtaposition de ces deux termes accentues sur l’intention, sur l’amour que l’auteur porte à la lectrice : il la rend importante car elle est l’unique destinatrice de ses buts. Ces mêmes buts que l’on note par « pour toi » que l’on peut remplacer par « dans l’intention de te... »

 

II. Victor Hugo : Un poète lyrique

 

Le lyrisme de l’auteur se manifeste dans toute son œuvre de manière croissante. Ce dernier usant des souvenirs, émotions, rêves et sensations, il se qualifia d’« écho sonore répercutant toutes les voix du monde, voix des hommes, de la nature et de Dieu ». L’exil lui a permis d’approfondir ses ressentis, touchant à de nombreux sujets comme Dieu, l’immensité, la patrie, la noblesse, la liberté, la nature et ses multiples visages et ici, l’amour.

Dans son poème, l’auteur utilise de nombreuses personnifications. Ainsi l’escarpement s’incline dans « Dans l’âpre escarpement qui sur le flot s’incline » (v.2). L’inclinaison de l’escarpement est la pente abrupte qui finie une côte et qui se plonge dans la mer. Par cette figure de rhétorique, Victor Hugo nous dépeint un paysage majestueux qui s’incline respectueusement devant la mer comme un serviteur pouvait le faire devant son roi.

« Que l’aigle connaît seul et seul peut approcher », l’aigle est le seul à connaître cet endroit isolé et difficile d’accès

 

« L’aigle connaît » (v.3), la fleur est « paisible » (v.4), « l’ombre baignait les flancs du morne promontoire » (v.5)

 

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Published by Ginnungagap - dans La poésie
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