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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 21:59



Le Théâtre de l’absurde et le Nouveau Roman

 

Qu’est ce que le théâtre de l’absurde et le Nouveau Roman ?

 

Dans les années 1950, le théâtre de l’absurde né des controverses d’après-guerre qui touchent les fondements mêmes de la littérature (langage, personnage, temps, espace...). Certains auteurs comme Samuel Beckett, Eugène Ionesco, Jean Genet ou Arthur Adamov, s’illustrent dans ce nouveau genre. Une expérience comparable touche le roman, créant ainsi le Nouveau Roman avec Nathalie Sarraute, Marguerite Duras, Samuel Beckett, Alain Robbe-Grillet, Michel Butor et Claude Simon.

 

Le traumatisme de la Seconde Guerre Mondiale suscite chez les intellectuels un débat essentiel, l’écrivain doit-il s’engager dans le débat politique et public pour éviter que de pareilles horreurs ne se reproduisent ? D’autant plus que beaucoup d’écrivains viennent de vivre des expériences affreuses qui vont contribuer à l’apparition d’une littérature de la dérision. De plus, la culture américaine tant à s’imposer dans un contexte de Guerre Froide, laissant perplexe les auteurs du théâtre de l’absurde et du Nouveau Roman.

 

Alfred Jarry avec Ubu roi (1896) qui n’hésite pas à agresser le public pour que celui-ci sort choqué du théâtre (attaque contre les normes morales et linguistiques, contre les valeurs établies, contre l’esprit logique et le sens du réel) ainsi qu’Antonin Artaud qui préconise un théâtre de cruauté, sont les précurseurs du théâtre de l’absurde.

Le 16 mai 1950 a lieu la première représentation de La cantatrice chauve de Ionesco, s’en suit La Grande et la petite Manœuvre d’Arthur Adamov (11 novembre 1950) et En attendant Godot de Samuel Beckett (3 juin 1953). Les premières représentations ne firent pas d’émule mais une polémique (qui par le passé donna naissance à de grands mouvements) naissante mis en avant ce nouveau genre. En effet un journaliste, Jacques Lemarchand, lança l’appellation « théâtre de l’absurde », nom qui fut adopté. La reconnaissance de se théâtre se fera lentement allant des petits théâtres d’art et d’essai aux grandes salles parisiennes. Cependant, ce mouvement ne possède pas de manifeste.

Le théâtre de l’absurde se caractérise par la disparition de l’histoire (les situations n’évoluent pas), la crise du personnage (présenté comme un pantin qui perd parfois son identité) et un certain tragique de la conscience (solitude, souffrance, absurdité de la condition humaine). Il dénonce la société sur un ton plein de dérision et d’humour noir (permettant de sauver les pièces du désespoir absolu).

 

Le Nouveau Roman quand a lui, est issus d’un scandale. En effet, en 1955, Allain Robbe-Grillet déclenche la polémique avec son roman Le Voyageur qui divise le jury de critiques littéraires. L’appellation provient d’un opposant au mouvement, Emile Henriot. Contrairement au théâtre de l’absurde, il existe des manifestes pour le Nouveau Roman comme L’ère d’un soupçon de Nathalie Sarraute en 1956, Pour un nouveau roman en 1963 par Alain Robbe-Grillet et Essais sur le roman en 1964 de Michel Butor.

Le Nouveau Roman se caractérise pas un refus : refus des personnages traditionnel (perte de patronyme et donc d’identité) et refus de l’histoire (inexistence d’intrigues). Le mode de narration change, il devient surtout externe, voire interne dans de rares cas.

 

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 21:56



Le surréalisme

 

Qu’est-ce que le surréalisme ?

 

Le surréalisme (1918-1939) est un mouvement artistique qui naît dans les années 1920 autour de quelques fortes personnalités : André Breton, Louis Aragon, Philipe Soupault, Robert Desnos, Paul Eluard, René Crevel, Michel Leiris, Benjamin Péret, Roger Vitrac, René Char. Son objectif est de libérer l’imagination, de faire appel à l’inconscient pour trouver de nouvelles expressions artistiques, de se révolter contre les valeurs bourgeoises qui ont rendus la première guerre mondiale possible.

Le projet surréaliste se définit par un effort de synthèse du poétique et du politique : c’est un choix dans l’existence personnelle et sociale, c’est la construction d’une éthique.

Les auteurs surréalistes  se sont ralliés avec enthousiasme au parti communiste mais la plupart d’entre eux s’en sont par la suite éloignés en clamant leur indignation (Retour d’URSS de André Gide en 1937).

Le surréalisme se retrouve aussi bien dans la peinture avec notamment Marcel Duchamp, René Magritte et Max Ernst mais aussi au cinéma, tout nouveau à l’époque, avec Man Ray, Antonin Artaud, Marcel Duchamp etc. Le mouvement surréaliste se développe en parallèle avec le mouvement pictural du DADA, qui se base sur la dérision.

Le surréalisme revendique de nombreux précurseurs, mais on peut ce pendant noter Arthur Rimbaud et Guillaume Apollinaire, se dernier étant le premier à utiliser ce mot.

Le Premier Manifeste du surréalisme sera écrit en 1924 par André Breton qui repose sur les théories freudienne de l’inconscient.

 

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 21:53



Le Parnasse et le Symbolisme

 

Qu’est ce que le Parnasse est le Symbolisme ?

 

Le Parnasse et le Symbolisme sont deux mouvements poétiques qui se sont succédés dans la seconde moitié du XIX°siècle. Ces deux mouvements ont en commun leur indifférence aux suffrages de la foule, leur désengagement politique et leur profond souci de la forme.

 

Le Parnasse (1862-1880) se réunit autour de Leconte de Lisle et se voue au culte d’un beau très formel, lié aux formes antiques et aux cultes de l’histoire. Il prend en compte les progrès scientifique car il sera influencé par le positivisme. Les principaux précurseurs du Parnasse sont Théophile Gautier (« Il n’y a de vraiment beau que ce qui ne peut servir à rien ; tout ce qui est utile est laid ») et Victor Hugo (pour les Orientales)

Le Symbolisme (1886-1898) est à la fois une réaction contre le Parnasse et sa continuité. Il fait du symbolisme la condition même de l’art. Il décide de suggérer plutôt que de nommer et libère le vers du moule classique célébré par les parnassiens. Il fut lancé par le manifeste de Jean Moréas dans le Figaro du 18 septembre 1886. On retrouve le symbolisme dans d’autres arts, notamment en musique avec Richard Wagner et Claude Debussy

 

L’étonnant est que les plus grands poètes de la seconde moitié du XIX°siècle ; Charles Baudelaire, Stéphane Mallarmé, Paul Verlaine, Arthur Rimbaud, on écrit en marge du Parnasse et du symbolisme, sans vraiment y adhérer.

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 21:51



Le Naturalisme

 

Qu’est-ce que le naturalisme ?

 

Dans la continuité du réalisme, le naturalisme (1865-1893) est un mouvement littéraire qui prône, à partir de l’observation, de l’enquête et de la documentation, une étude et une description exactes du réel. Le naturalisme se nourrit des changements politiques, sociaux, scientifiques (notamment médicale) et artistiques de son époque. Une autre de ses innovations est d’avoir voulu, au nom de la vérité, décrire toutes les classes du peuple. Le chef d’école de ce mouvement et son principal acteur est Emile Zola, avec Les Rougon-Macquart, œuvre composée de 20 romans de 1871 à 1893.

Le naturalisme se développe lors de la III° République, lors de nouveaux phénomènes économiques consécutifs à la révolution industrielle. Les naturalistes, notamment Zola, sont très tôt conscients de l’injustice sociale et se font les avocats du peuple dans leurs romans.

Mais ce mouvement littéraire se développe parallèlement aux autres arts, notamment avec les peintres Paul Cézanne et Edouard Manet.

Le naturalisme prend son élan en 1865 avec trois événements : la parution de L’introduction à la médecine expérimentale de Claude Bernard, la publication par les frères Goncourt de Germinie Lacerteux et l’article que Zola lui consacre dans Le Salut public de Lyon du 24 février 1865.

Suite au succès de Zola grâce au Rougon-Macquart, le naturalisme connaît sa période triomphale à partir de 1877. Ce mouvement attire des écrivains provinciaux comme Joris-Karl, Octave Mirbeau et Guy de Maupassant. Les maîtres du naturalisme étant Flaubert, les Goncourt et Zola (Balzac et Flaubert sont les précurseurs).

En 1880 et 1881, Zola publie les écrits théoriques du mouvement : Le Roman expérimental, Les Romanciers naturalistes. Mais cette théorisation trop rigide sera vivement contestée par certains auteurs naturalistes, si bien que Zola lui-même prendra ses distances en 1891.

Les thèmes majeurs traités tournent autour de l’exploration des milieux sociaux et notamment du peuple, de l’adultère, du mauvais ouvrier et de l’instinct de l’Homme (désir, peur, violence). Il se nourrit de tabous et du scandale. Une des différence majeure entre le réalisme et le naturalisme est que se dernier décrit le monde du travail tandis que le premier illustre la bourgeoisie.  Les sujets sont plus banaux, la focalisation objective (interne) et le discours permet de rendre compte du langage sans dénaturer le style (indirect libre).

Le naturalisme laissera ensuite place au symbolisme.

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 21:49



Le Réalisme

 

Qu’est-ce que le réalisme ?

 

Le réalisme (1848-1865) caractérise une attitude de l’artiste face au réel. Il définit un type de littérature qui veut représenter le quotidien, au plus près du vécu, en puisant dans les choses vues sans omettre le banal. Il existe des formes artistiques et littéraires de réalisme dès l’Antiquité. Ainsi, le mouvement réaliste qui débute à partir de 1848 n’est qu’une tentative parmi tant d’autres de traduction du réel. Il est historiquement fondé sur la volonté d’affronter le contemporain, le désir de s’ouvrir à tous et le refus du beau style.

Le réalisme est l’un des mouvements le plus paradoxal. Il n’a laissé en effet aucune œuvre à la postérité, mais se sont inscrits les plus grands romanciers comme Honoré de Balzac, George Sand, Stendhal ou encore Gustave Flaubert qui n’ont jamais revendiqué cette étiquette. Les initiateurs du réalisme sont Edmond Duranty avec la revue manifeste Réalisme, de 1856-1857 et Champfleury dans deux articles parus dans Le Figaro de 1856 et dans un volume intitulé Le Réalisme de 1857 (auteurs mineurs).

La naissance du Réalisme est liée avec la désillusion politique de 1848 et l’établissement du régime autoritaire du Second Empire. Né alors le projet réaliste de tout montrer, même l’exploitation et la misère qui apparaîtra en peinture avec Gustave Courbet (Les casseurs de pierres (1849) et Un enterrement à Ornans (1849-1850) ainsi que Camille Coraux. L’atelier de Courbet deviendra le lieu de réunion des instigateurs du réel.

Mais le réalisme au XIX° siècle, avant même l’apparition du mouvement officiel, est illustré par des écrivains contemporains de l’époque romantique : Victor Hugo, mais surtout Stendhal et Balzac. Par exemple, le Rouge et le Noir (1830) de Stendhal est inspiré d’un fait divers paru dans la Gazette des tribunaux en 1828 tandis que Madame Bovary de Flaubert retrace un autre fait divers.

Le roman réaliste est censé s’apparenter à un miroir reflétant le réel. Balzac, seul véritable auteur réaliste, a consacré l’œuvre de sa vie (La Comédie Humaine – 91 romans écrits entre 1826 et 1850). Il avait pour ambition de faire concurrence à l’Etat-civil dans ses descriptions de lieux (souvent des régions françaises délaissées par d’autres auteurs), des classes sociales (plus de 2000 personnages) et des périodes historiques (Révolution (les Chouans), époque impériale (Colonel Chabert), Restauration (Le père Goriot), Monarchie de juillet...

Gustave Flaubert se trouve être un acteur du réalisme malgré lui. En effet, son souci du détail le poussa à consulter plus de 1500 ouvrages rien que pour la rédaction de Bouvard et Péruchet, alors qu’il se proclamé contre se mouvement. Selon lui, la retranscription du réel en littérature n’est qu’une utopie. Il sera cependant conduit en justice pour le procès de Madame de Bovary (1857) jugé comme une offense faite aux conventions sociales.

Le mouvement sera au final un échec qui s’explique par la simplicité de la doctrine et l’absence de chef de fil. Il sera suivit cependant par le naturalisme de Zola...

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 21:47



Le Romantisme

 

Qu’est-ce que le romantisme ?

 

Le romantisme (1820-1848) est un mouvement littéraire qui prône de laisser place à l’expression des sentiments et des sensations, en abolissant les règles strictes de la littérature classique et en jouant sur les contrastes. Il préconise la liberté et le naturel en art. Il s’exerce sur tous les genres : roman, poésie, théâtre.

Le romantisme avec son chef d’école (Victor Hugo), ses lieutenants (Théophile Gautier, Gérard de Nerval, Alexandre Dumas) et ses satellites (Alfred de Vigny, Alphonse de Lamartine, Jules Michelet), ses lieux de rencontre (Salon de la conciliation de Charles Nodier puis le salon de Victor Hugo, rue Notre-Dame-des-Champs, en 1827), ses batailles (première représentation d’Hernani qui opposa les auteurs romantiques aux auteurs classiques) est peut-être, avec le surréalisme, le seul véritable mouvement littéraire français. Le mouvement romantique se développe dans le sillage de la Révolution de 1789 dont la notion de DDHC revendique la singularité et l’originalité de chaque personne.

Le développement de ce mouvement survint lors d’une ère bourgeoise, entraînant chez les auteurs, « le mal du siècle ». Les auteurs ont en effet un capital intellectuel fort, mais peu de moyen d’action. Jean-Jacques Rousseau ouvre le préromantisme français avec Julie ou la Nouvelle Héloïse (1761), les Confessions (première autobiographie de 1782) etc. Il sera suivit de Madame de Staël qui introduit les influences romantiques allemande (De l’Allemagne de 1808-1810). Ensuite vint François-René de Chateaubriand, en 1802 avec René, puis plus tard avec Mémoires d’outre-tombe. Mais le romantisme au sens propre né en 1820 sous l’égide de Victor Hugo avec la Préface de Cromwell.

On note quelques thèmes récurrents comme le moi, l’amour malheureux ainsi que des décors : l’histoire, l’exotique ce qui à pour but de susciter chez le lecteur la dépaysement, le mystère.

Il influencera des personnalités fortes qui ne lui sont pas directement liés comme George Sand, Balzac et Stendhal.

 

Victor Hugo : Cromwell, Hernani, Ruy Blas...

Théophile Gautier (1811-1872) : Histoire du romantisme, Albertus (1832), Mademoiselle de Maupin (1835-1836)...

Gérard de Nerval (1808-1855) : Aurélia (1853), Pandora (1853-1854)...

Musset : Lorenzaccio (1834)

Alfred de Vigny : Chatterton (1835)

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 21:46


HUMANISME

 

Qu’est-ce que l’humanisme ?

 

L’humanisme est un mouvement littéraire qui dura du début XV°s au milieu XVI°s. Sa doctrine à pour objet le développement des qualités de l’homme. Les humanistes de la renaissance ont remis en honneur les langues et littératures anciennes. Cette philosophie à pour centre de ses préoccupations « l’homme » ; sa place centrale, sa situation et sa destinée.

 

Des auteurs et des œuvres.

 

Né en 1416 en Italie, l’Humanisme s’étend vite à l’Europe entière, grâce aux campagnes italiennes et à l’invention de l’imprimerie par Gutenberg, qui diffuse les idéaux humanistes. Les principales figures de l’Humanisme sont : François Rabelais avec Gargantua , Montaigne, l’anglais Thomas More avec son roman politico-social Utopie , et surtout le hollandais Erasme de Rotterdam avec Traité du libre arbitre et l’Institution du prince chrétien.

 

BAROQUE

 

Qu’est-ce que le Baroque ?

 

Mouvement littéraire et architecture picturale qui succède au mouvement humaniste. Le mot baroque caractérise une période qui s’étend de 1570 à 1660. Loin de chercher la régularité dans leurs thèmes et dans leurs formes, les œuvres baroques cultivent le mouvement et l’instabilité. Les tendances flanelles du baroque traduisent une vision déchantée, voire tragique du monde, fortement influencée par les guerres de religions, la France entre 1648 et 1652, les épidémies et les famines, ainsi que les révoltes populaires. On peut distinguer plusieurs thèmes :

- La préciosité : (1650-1660) La philosophie de ce thème à pour centre un idéal féminin de raffinement, un art de la conversation.

- Le burlesque : (1640-1652) Le burlesque désigne une farce, une tromperie. Le burlesque provoque le rire mais un rire né du décalage, de la moquerie, de l’inversion. On distingue 3 nuances dans le burlesque :

  • La parodie
  • La satire
  • Le grotesque.

 

CLASSICISME

 

Qu’est-ce que le classicisme ?

 

Dans l’histoire littéraire Française, l’époque classique se limite à la période du règne de Louis XIV. Cette période est illustrée par Molière, La Fontaine, Boileau, Racine, Bossuet et La Bruyère. Ces écrivains, tout en gardant leur originalité propre, ont eût des tendances communes : Admiration des anciens, rigueur de la composition, recherche de naturel et du vraisemblable, goût de la juste mesure, finesse de l’analyse morale et psychologique, pureté et clarté de style. Les générations précédentes (Malherbe, Descartes, Corneille, Pascal) avaient préparés cette période.

Le classicisme, c’est une langue sobre et réglé, un langage codifié pour plaire, alliant qualités corporelles dont l’élégance, et vertes chrétiennes, faisant preuve de sensibilité et de délicatesse. Le classicisme est aussi évoqué sous le nom de « mouvement littéraire de l’honnête homme ».

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 21:42


Fiche de méthodologie : La dissertation

 

I. Analyser un sujet de dissertation

 

Pour bien réussir un sujet de dissertation, il est nécessaire de bien connaître le ou les objets d’étude sur lesquels porte le sujet. De plus, il est également indispensable d’avoir des références personnelles applicables seulement après une analyse préalable du sujet.

Pour se faire, il est nécessaire de :

 

  • Lire attentivement le sujet pour mieux le comprendre. S’en suit des interrogations comme : qu’attend-on de l’élève ? Qu’est-ce que la consigne apporte au sujet ? Le sujet peut être sous la forme d’appréciation (l’élève doit alors chercher à discuter cette affirmation en mobilisant ses connaissances), de question (il faut alors discuter cette interrogation), de citation (suivie d’une consigne qui invite l’élève à se fixer des limites pour éviter le hors-sujet).

 

  • Repérer et analyser les notions importantes pour nous dégager quelques pistes d’analyse. Ainsi, bien que chaque mot a son importance, il est souhaitable de ne s’attarder que sur ce qui est essentiel à la réflexion. Analyser les notions importantes revient s’appuyer sur leur définition, ce qui nous conduira à se poser une série de questions, dégageant ainsi des pistes d’analyse (Quel message veut-on faire passer ? dans quel but ?...). Lorsque le sujet est long, il faut alors ôter tout ce qui est inutile au raisonnement (mais qui peut toujours servir pour délimiter le sujet).

 

  • Reformuler le sujet avec nos mots pour voir si celui-ci est bien compris.

 

  • Délimiter le sujet après l’avoir analyser, pour utiliser les connaissances requises sans risque de hors-sujet.

 

  • Rassembler et classer ses idées après s’être posé des questions (qu’elle est la visée de l’auteur ? comment réagit le lecteur ?)

 

  • Trouver une problématique à l’issu du classement des idées. Celle-ci dirigera notre résonnement.

II. Bâtir un plan

 

Après avoir trouver un plan, il nous faut définir les mots de façon plus complète afin de trouver d’autres « sous-problématiques ». Les plus pertinentes d’entre elles créeront les parties et sous-parties de la dissertation. Si une partie est plus longue qu’une autre, il sera toujours possible de la scinder en deux logiquement en dissociant sa problématique. Pour éviter les hors-sujet, il faut vérifier que chaque intitulé comporte un ou des mots clés.

 

III. Plan de l’introduction :

 

*     Phrase d’amorce pour replacer la problématique qui va être exposé. Il faut alors situer et reformuler le sujet

 

*     Problématique clairement exposée.

 

*     Annonce du plan  qui doit indiquer la démarche et la cohérence entre les parties.

 

IV. Composer une transition :

 

Celle-ci doit être la conclusion partielle de la partie et l’introduction de celle qui suit.

 

V. Faire un paragraphe de dissertation :

 

Ne jamais perdre de vue les trois composantes indispensables : l’argument avancé ou idée, l’exemple qui illustre puis le commentaire de cet exemple.

 

VI. Eviter les répétitions

 

User pour cela aussi bien des synonymes que des variantes grammaticales des mots.

 

VII. Composer la conclusion

 

La conclusion se compose d’une réponse à la problématique posée, et d’une ouverture vers un sujet plus vaste, proche de celui traité.

 

VIII. La présentation :

 

Lors de la rédaction, il est nécessaire de soigner l’orthographe, la ponctuation et la syntaxe. Il faut utiliser le « nous » de modestie, présenter le devoir de manière claire et aérée, donner des références précises des œuvres (titre complet, nom de l’auteur bien orthographié), souligner les titre de livres et mettre en guillemet les titre de poème de chapitre et de partie, et enfin, présenter correctement les exemples et les citations (chaque citation doit être suivit d’un développement).

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 16:24

Biographies d’auteurs

 

Montesquieu

 

Né au château de la Brède, au sud de Bordeaux, en janvier 1689, Charles-Louis de Secondat, qui sera baron de la Brède et de Montesquieu, appartient à la noblesse de robe. Fils de magistrat, il devient lui-même conseiller en 1714 puis président à mortier au parlement de Guyenne en 1716 après avoir suivi de solides études de droit.

Le succès des Lettres Persanes publié anonymement en 1721 à Amsterdam lui ouvrira l’accès des plus grands salons parisiens.

Il découvre l’Europe de 1728 à 1731, notamment les mœurs politiques. Il sera lui-même théoricien du libéralisme, défenseur de la liberté et du parlementarisme.

En Octobre 1748, De l’esprit des lois paraît à Genève et tandis que sa vision baisse et son état se détériore, il poursuit son travail avec la Défense de l’Esprit des Lois (1750) avant de mourir à Paris le 10 février 1755.

 

Voltaire

 

Né à Paris en 1694, François-Marie Arouet, fils d’un notaire gardera de ses origines le sens des affaires et l’ambition d’égaler les nobles. Il reçu des études classiques, mènera avec négligence des études de droit et se passionnera très tôt pour la poésie.

En 1717, à la suite de l’écriture de plusieurs textes satiriques contre le Régent, il est embastillé. Il écrira lors de sa captivité une tragédie, Œdipe (1718), et un poème La Ligue (1723) qui lui vaudront sa célébrité. Il a alors 24 ans lorsqu’il prend pour nom Voltaire. En 1726, une violente dispute avec le chevalier de Rohan l’envoie de nouveau à la bastille puis le fait s’exiler en Angleterre où, dans ce pays plus libertaire, il écrira la plupart de ses œuvres. Il terminera son apprentissage par une amère expérience ; celle du courtisan déçu qui tombe de désillusion en désillusion.

Alors qu’il a 70 ans, le « roi Voltaire » créateur du « déisme » va véritablement « civiliser » la région de Ferney près de la Suisse, où il s’était installé pour passer la frontière à la moindre alerte. Il meurt à Paris le 30 mai 1778 au sommet de la gloire.

 

Quelques œuvres : Œdipe et La Ligue (1718), Zaïre (1732), Lettres Anglaises (1734), Zadig (1747), Micromégas (1752), Essais sur les mœurs (1756), Poème sur le désastre de Lisbonne (1756), Candide (1759), Traité sur la tolérance à l’occasion de la mort de Jean Calas (1763)...

 

Diderot

 

Aîné d’une famille de sept enfants, Denis Diderot naquit à Langres en octobre 1713. Il passera une jeunesse bohème, tâtant de divers de métiers, ne mangeant pas à sa faim. Il se lie avec Rousseau et Grimm vers 1742.

En 1745, sa carrière philosophique commence avec de petits ouvrages (Pensées Philosophiques (1745) puis Addition aux pensées philosophiques (1770)) dont la dureté et le libertinisme de propos lui vaudra un emprisonnement au château de Vincennes (1749). Déiste puis matérialiste, il s’oriente vers un comportement plus prudent. En 1746, Le breton lui confie la rédaction de l’Encyclopédie (1746 – 1765) qui durera plus de 20 ans et pour lequel il fera appelle à ses amis philosophes. Il meurt à Paris le 30 Juillet 1784.

Quelques œuvres : L’Encyclopédie, Pensées Philosophiques, Le neveu de Rameau (1762)

Florian

 

Né en 1755 dans les Basses Cévennes au sein d’une famille noble de tradition militaire, Jean-Pierre Claris de Florian choisira cependant une carrière dans la littérature, soutenu et protégé par son oncle, le duc de Penthièvre. Petit neveu de Voltaire, il fut notamment connu et reconnu pour ses talents de fabulistes. Il entrera à l’académie française en 1788 mais quelques années plus tard, en 1794, il mourra suite à la captivité qu’il dut subir lors de la Révolution.

 

Citation : « Pour vivre heureux, vivons caché » Fables. De nombreux adages couramment utilisés viennent de cet auteur autrefois très connu mais maintenant beaucoup moins. Il serait pour beaucoup le second plus fameux fabuliste de l’histoire derrière La Fontaine.

 

Dumarsais

 

Né à Marseille en 1676, César Chesneau Dumarsais fut très tôt attiré par les livres. Elevé seul par sa mère, son enfance ne se fut pas dans le luxe. Il suivit des études de droits pour devenir en 1704 avocat avant de devenir précepteur dans diverses grandes familles. Il commence alors à publier quelques écrits qui ne lui permettent cependant pas de vivre. Connu pour être modéré et calme, il meurt dans la misère à Paris le 2 juin 1756. Qualifié par d’Alembert comme le « La Fontaine des philosophes », son œuvre notamment composé d’ouvrages sur l’éducation (Méthode raisonnée pour apprendre la langue latine) et sur la grammaire (Traité des Tropes) sera publié en sept volumes en 1797. Ami des philosophes, il participa grandement à l’élaboration de l’Encyclopédie en écrivant 149 articles. 

 

Tirso de Molina

 

Tirso de Molina (15831648), de son vrai nom Gabriel Téllez est un des grands auteurs de théâtre du siècle d’or espagnol. Il est notamment connu pour avoir écrit la première pièce de théâtre sur le personnage de Don Juan, avant Molière : El Burlador de Sevilla (1625). Auteur fécond avec 317 pièces à son actif, il fut accusé de corrompre les mœurs par des « pièces profanes ».

 

Albert Camus

 

Né en 1913 et mort en 1960, Camus est un écrivain complet qui a touché à tous les genres mis-à-part la poésie. Romancier du XXème siècle, notamment connu pour L’Etranger et La Peste, il reçu le prix Nobel de littérature en 1957.

 

Victor Hugo

 

Né à Besançon en 1802 et mort à Paris en 1885 (funérailles nationales), Victor Hugo domine le XIXème siècle par son génie. Chef de fil du romantisme dont la préface de Cromwell représente le manifeste, il est aussi un auteur complet (ayant écrit dans tous les genres) et un homme politique et écrivain engagé (député puis sénateur, il a dû s’exiler de 1851 à 1870 pour avoir prit parti contre Louis-Napoléon). Ayant eût une vie longue, il a vu disparaître les uns après les autres tout ses proches.

Citation : « La poésie, c’est tout ce qu’il y a d’intime dans tout » (1822).

 

 

 

Balzac 

 

Né à Tours en 1799 et mort à Paris en 1850, Honoré de Balzac est un romancier né pauvre qui gardera toute sa vie le vœu d’être riche, sans grand succès car il accumulera des dettes. Pour rembourser ces dernières, il écrit sans discontinuer (93 romans publiés). Auteur classé dans le réalisme, il créé le retour des personnages (plus de 1400 personnages inventés dont 300 reviennent régulièrement) et nommera son œuvre : la Comédie Humaine (son objectif étant de « faire concurrence à l’état-civil).

Œuvres : Les Chouans (1829), La Peau de Chagrin (1831), Le Père Goriot, Illusions Perdues...

 

Molière

 

Fils du tapisser du roi, Jean-Baptiste Poquelin est né à Paris en 1622, dans un milieu de bourgeoisie aisée. Censé hériter de la charge de son père, il choisi son avenir dans le théâtre malgré les nombreux préjugés en vigueur. Il choisi Molière comme pseudonyme et fonde la troupe de l’Illustre Théâtre avec l’actrice Madeleine Béjart. Partant de rien (emprisonnement pour dettes à ses débuts), il finit en 1658 par être protégé par Monsieur le frère du roi et donne régulièrement des représentations au Louvre et au Palais-Royal. Il meurt quelques heures après avoir représenté  le Malade Imaginaire en 1673.

Premier grand succès : Les précieuses ridicules (1659)

 

Rimbaud

 

Né à Charleville en 1854, Arthur Rimbaud se distingue par sa vivacité d’esprit et sa révolte contre le milieu familial, les convenances, la morale et la religion. Précoce, il commence à écrire en 1870 (16 ans). Attiré par Paris, il est invité par Verlaine à si rendre. Tout deux partiront en 1872 et mènerons une existence vagabonde qui tournera mal. Auteur prolifique, il cessera d’écrire en 1875 (21 ans) et entamera une carrière de négoce en Afrique. Il meurt en 1891 après s’être fait amputé d’une jambe pour cause de cancer au genou (37 ans).

 

 

Verlaine

 

Né à Metz en 1844, Paul Verlaine est un poète majeur du XIX° siècle d’inspiration parnassienne. De tempérament nostalgique,  il ressent le besoin de sentiments simples lorsqu’il s’éprend de Mathilde Mauté, une jeune fille de seize ans (1869). Mais l’idylle ne dure pas. Il rencontre Rimbaud et mène à ses côtés une existence vagabonde jusqu’au jour où il tire deux coups de revolver sur le poète, le blessant légèrement. En prison, il se tournera vers Dieu mais alcoolique depuis ses débuts poétiques, il continuera à maltraiter sa mère. Cette dernière meurt, il est seul. Il meurt lui-même en 1896, misérablement. Il reçu vers la fin de sa vie le titre de « Prince des poètes » et la reconnaissance de ses pairs.

 

Baudelaire

 

Né à Paris en 1821 et mort en aout 1867. Il se situe entre le Parnasse et le Symbolisme.

Orphelin de père à l’âge de six ans, il ne s’entendra pas avec son beau-père. Il fréquente la bohème littéraire de Paris et découvre des grands noms de la littérature à l’image de Leconte de Lisle... Un voyage en partance pour les Indes lui révélera l’exotisme. Mélancolique, il retourne très vite à Paris où il aura plusieurs relations avec Jeanne Duval (métisse), Marie Daubrun et Mme Sabatier. Il dépense son patrimoine, devient un critique d’art assez réputé, poursuit la poésie, traduit Edgar Allan Poe et restera marqué par les romantiques. Révolutionnaire en 1848, il aura la syphilis.

Œuvre majeure : Les Fleurs du Mal (1857), condamnées pour immoralité.

 

Mallarmé

 

Poète tourné vers l’hermétisme (raffinement, il traduit les choses en symboles et créé une poésie accessible qu’aux rares initiés), Stéphane Mallarmé (1842 – 1898) consacrera sa vie à la poésie. Poète mineur jusqu’en 1884, il sera après cette date considéré comme le maître de la jeune école symboliste.

Œuvres majeures : Les Fenêtres, L’Azur...

 

Vigny

 

Né à Loches en Touraine en 1797, Alfred de Vigny fut éduqué avec la fierté d’être noble et le sens de l’honneur. Appartenant à une famille de tradition militaire, il prépare l’école polytechnique avant d’être, durant la Restauration, fait sous-lieutenant. Sa carrière militaire se résumera à de nombreuses déceptions et à la morne existence des garnisons. Poète et dramaturge à succès, il est notamment connu pour avoir écrit Chatterton (1835), La Maison du Berger (1844)... Il vivra une fin de vie seul, renfermé dans son amertume. Il meurt d’un cancer à l’estomac en 1863.

 

Nerval

 

Né à Paris en 1808, Gérard de Nerval (de son vrai nom Gérard Labrunie) ne connaîtra pas sa mère. Elevé dans le Valois, il sera marqué par les paysage, les légendes et impressions de cette région. En 1836, il s’éprend d’une actrice, Jenny Colon, qui deviendra dans son œuvre Aurélie ou Aurélia (1853). Il s’intéresse à la mythologie, à l’ésotérie, à l’occulte et au surnaturel qu’il retraduit dans ses œuvres. Auteur sensible, il perd peu à peu la raison. En janvier 1855, on le retrouve pendu.

Œuvres : Traduction de Goethe (Faust...), Aurélia, Pandora, Les Chimères...

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Published by Ginnungagap - dans Mouvements et méthodes
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