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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 21:59



Le Théâtre de l’absurde et le Nouveau Roman

 

Qu’est ce que le théâtre de l’absurde et le Nouveau Roman ?

 

Dans les années 1950, le théâtre de l’absurde né des controverses d’après-guerre qui touchent les fondements mêmes de la littérature (langage, personnage, temps, espace...). Certains auteurs comme Samuel Beckett, Eugène Ionesco, Jean Genet ou Arthur Adamov, s’illustrent dans ce nouveau genre. Une expérience comparable touche le roman, créant ainsi le Nouveau Roman avec Nathalie Sarraute, Marguerite Duras, Samuel Beckett, Alain Robbe-Grillet, Michel Butor et Claude Simon.

 

Le traumatisme de la Seconde Guerre Mondiale suscite chez les intellectuels un débat essentiel, l’écrivain doit-il s’engager dans le débat politique et public pour éviter que de pareilles horreurs ne se reproduisent ? D’autant plus que beaucoup d’écrivains viennent de vivre des expériences affreuses qui vont contribuer à l’apparition d’une littérature de la dérision. De plus, la culture américaine tant à s’imposer dans un contexte de Guerre Froide, laissant perplexe les auteurs du théâtre de l’absurde et du Nouveau Roman.

 

Alfred Jarry avec Ubu roi (1896) qui n’hésite pas à agresser le public pour que celui-ci sort choqué du théâtre (attaque contre les normes morales et linguistiques, contre les valeurs établies, contre l’esprit logique et le sens du réel) ainsi qu’Antonin Artaud qui préconise un théâtre de cruauté, sont les précurseurs du théâtre de l’absurde.

Le 16 mai 1950 a lieu la première représentation de La cantatrice chauve de Ionesco, s’en suit La Grande et la petite Manœuvre d’Arthur Adamov (11 novembre 1950) et En attendant Godot de Samuel Beckett (3 juin 1953). Les premières représentations ne firent pas d’émule mais une polémique (qui par le passé donna naissance à de grands mouvements) naissante mis en avant ce nouveau genre. En effet un journaliste, Jacques Lemarchand, lança l’appellation « théâtre de l’absurde », nom qui fut adopté. La reconnaissance de se théâtre se fera lentement allant des petits théâtres d’art et d’essai aux grandes salles parisiennes. Cependant, ce mouvement ne possède pas de manifeste.

Le théâtre de l’absurde se caractérise par la disparition de l’histoire (les situations n’évoluent pas), la crise du personnage (présenté comme un pantin qui perd parfois son identité) et un certain tragique de la conscience (solitude, souffrance, absurdité de la condition humaine). Il dénonce la société sur un ton plein de dérision et d’humour noir (permettant de sauver les pièces du désespoir absolu).

 

Le Nouveau Roman quand a lui, est issus d’un scandale. En effet, en 1955, Allain Robbe-Grillet déclenche la polémique avec son roman Le Voyageur qui divise le jury de critiques littéraires. L’appellation provient d’un opposant au mouvement, Emile Henriot. Contrairement au théâtre de l’absurde, il existe des manifestes pour le Nouveau Roman comme L’ère d’un soupçon de Nathalie Sarraute en 1956, Pour un nouveau roman en 1963 par Alain Robbe-Grillet et Essais sur le roman en 1964 de Michel Butor.

Le Nouveau Roman se caractérise pas un refus : refus des personnages traditionnel (perte de patronyme et donc d’identité) et refus de l’histoire (inexistence d’intrigues). Le mode de narration change, il devient surtout externe, voire interne dans de rares cas.

 

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Published by Ginnungagap - dans Mouvements et méthodes
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